Bonnes pratiques

Sept erreurs de bannières de cookies qu'on voit partout au Québec

23 juillet 2026 · 2 min de lecture

En analysant des sites québécois avec notre scanner, les mêmes erreurs reviennent sans cesse, y compris chez des organisations qui ont investi dans un outil de consentement. En voici sept, de la plus grave à la plus sournoise.

1. La bannière qui ne bloque rien

L'erreur capitale. La bannière s'affiche, mais Google Analytics, Meta Pixel et les autres se chargent quand même dès la première seconde. Le consentement recueilli ne change rien à ce qui s'est déjà produit. Toute la valeur d'une bannière est dans le blocage préalable ; sans lui, c'est un décor.

2. Le refus enterré

« Tout accepter » en gros bouton coloré, et le refus caché derrière « Gérer mes préférences », trois écrans plus loin. Un consentement obtenu ainsi n'est ni libre ni éclairé : il est contestable, et avec lui tout votre registre.

3. Les cases précochées

Des catégories activées d'avance dans le centre de préférences. Le consentement doit être un geste actif : une case précochée ne vaut rien juridiquement, même si le visiteur clique « Enregistrer ».

4. Les scripts installés hors de tout contrôle

Le tag GA4 passe par la bannière, mais un pixel TikTok collé directement dans le gabarit du site, un widget de clavardage ou une vidéo intégrée continuent de déposer leurs témoins. La conformité se mesure sur tout ce qui se déclenche, pas seulement sur ce que votre outil de consentement connaît. D'où l'intérêt d'un blocage à la source et d'un balayage régulier de vos pages.

5. Aucun moyen de changer d'avis

La bannière disparaît après le premier choix et ne revient jamais. Le visiteur qui veut retirer son consentement n'a aucune porte d'entrée. Il faut un point d'accès permanent : icône flottante ou lien « Gérer mes témoins » dans le pied de page.

La bannière bloque correctement, mais n'envoie aucun signal à Google. Résultat : même les visiteurs qui acceptent ne sont pas mesurés correctement par Google Ads, et vos conversions fondent sans raison apparente. Le Consent Mode v2 est le canal officiel : il faut le parler.

7. Aucune preuve conservée

Tout fonctionne… mais rien n'est journalisé. Le jour où on vous demande de démontrer un consentement, vous n'avez rien à produire. Le registre horodaté n'est pas une option : c'est la moitié de l'obligation.

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